Jeudi 26 mars 2009 4 26 /03 /Mars /2009 21:39


Pourquoi Jean Paul II ?

 

Je me tiens là, devant vous, et me voilà saisie par le doute. D’un coup, j’ai envie de me prendre pour Moise et de crier à Dieu : « Trouve quelqu’un d’autre, va…. Va donc te chercher quelqu’un de mieux que moi, … moi je ne suis qu’une petite joueuse…après tout »…

Non, rassurez-vous, pas que je sois intimidée d’être là devant vous… Non…mais parce que pour être honnête, je la trouve un peu folle cette idée de vouloir s’appeler Hospitalité de Jean Paul II. Après tout, on était bien avec notre bon vieux nom d’HDG, alors peut-être qu’on devrait simplement s’en contenter et se tenir tranquille et peut-être même que, vous, là les brancardiers ces bannières, ces images à l’effigie de Jean Paul II, vous devriez les ranger ….

parce que ces trois petits mots inoffensifs, vous savez, mes amis, ils ont une conséquence énorme. Jean Paul II, c’est bien plus qu’un nom qu’on adopte, c’est avant tout un modèle et quel modèle !

Jean Paul II, je l’ai rencontré aux journées mondiales de la jeunesse à Rome, puis à celles de Toronto. Je pourrais vous décrire comment d’un coup de canne, ou encore comment armé d’un simple clin d’œil, cet homme devenu frêle animait des foules de jeunes.

Oui, Il les aimait les jeunes, c’est le moins que l’on puisse dire… Mais déjà là, vous voyez,  je ne lui fais pas justice, parce que Jean Paul 2, il allait plus loin que ça encore : les jeunes, comme il disait, il les aimait « passionnément ». Et cet adverbe en dit long : Jean Paul II, c’est ça : toujours une mesure de plus, aimer un peu plus que nécessaire…. et un peu plus que de raison…

Savez-vous ce que Jean Paul 2 a fait, alors qu’il venait tout juste d’être  élu, en octobre 1978 ? Un cardinal était en train de mourir après une crise cardiaque et lui, il a bondi pour se rendre à l’hôpital ; première démarche hors du Vatican. Les hommes en violet lui disaient : « mais votre sainteté, vous n’y pensez pas ; vous ne pouvez pas faire ça, réfléchissez voyons » et Jean Paul 2 répondit spontanément : « eh bien, ça se fera »…

En quelques mots, il avait donné le ton de son Pontificat : faire jaillir l’imprévu, le pourquoi pas, le jamais-vu, le jamais fait, dans un monde où tout est bien pensé, bien pesé, bien raisonné…Il était là, son message, quand il disait : « sortez de vous-même, de vos raisonnements, de votre sagesse. »[1]

La grandeur de Jean Paul 2, elle se lit bien sûr à sa vie mais peut-être encore plus clairement dans la dernière ligne droite qui a marqué cette grande destinée. Quel culot dans un monde qui adore le paraitre, d’oser montrer sa souffrance jusqu’au dernier jour.

La faiblesse, la maladie, il n’a pas voulu les cacher et c’est cette faiblesse qu’il a transformé en force—force d’affirmer que « l’énergie de l’esprit, la volonté, la ténacité étaient plus importants que le muscle, l’arrogance et la suprématie. »[2]


Pas étonnant alors qu’il ait tant aimé Lourdes. Ici, Il y retrouvait Marie ; celle qui, comme il disait, lui donnait « la force d'aller en avant, comme les oasis dans le désert, » celle aussi qui donne aux malades cette force de continuer le combat, lorsque le Pape nous répète : «A ceux qui souffrent et à ceux qui luttent et sont tentés de tourner le dos à la vie, tournez vous vers Marie, car, dans le sourire de la Vierge se trouve mystérieusement cachée la force de poursuivre le combat contre la maladie et pour la vie »[3].

Et c’est à lourdes, à nous aussi, qu’il nous demande de trouver cette force qui nous réconcilie avec Dieu et avec ce qu’il attend de nous : « Écoutez d’abord, vous les jeunes, vous qui cherchez une réponse capable de donner sens à votre vie. Vous pouvez la trouver ici. C’est une réponse exigeante, mais c’est la seule réponse qui vaut. En elle, réside le secret de la vraie joie et de la paix ».

Lourdes, Il n’y venait pas en marathonien de Dieu, ni en tant que figure d’autorité lointaine, mais il se disait pèlerin de Lourdes—malade parmi les malades, fatigué parmi les fatigués—venant s’appuyer et se laisser porter par le roc de Massabielle.

Il nous a fait comprendre que la folie de Lourdes, c’est précisément la folie de l’Evangile: cette petite Bernadette n'est rien… Comme disait Jean Paul 2 «sa vie de religieuse a semblé misérable, et pour ce qui est de sa santé inutile »[4] et pourtant … c'est elle qui est choisie par Dieu: non en raison de sa foi, de ses mérites, ou de ses qualités …

elle est précisément là, la folie de l’évangile et c’est ce message que Jean Paul 2 appréciait tant à Lourdes. « A Bernadette, » disait-il, « il lui a suffi d’aimer » et d’aimer jusqu’au bout. Oui, la magie de Lourdes, c’est bien ça: un peuple de pauvres—ces pauvres que nous sommes tous…que cela se lise sur notre physique ou pas—qui rejoint une autre pauvresse, Bernadette.

Par sa vie, par ses gestes, Jean Paul 2 nous a montré le plus haut du plus haut de l’homme. Ce souverain « Pontif » a bâti des ponts—des ponts avec ceux que l’on fait taire, ceux qui ne peuvent pas s’exprimer, ceux que l’on oublie, ceux qui nous gênent ; des ponts aussi avec les autres religions, les autres régimes, et bien sûr, avec cette jeunesse à qui il confiait toute son espérance.

Parfois, c’est vrai : je crois que j’aurais préféré qu’il m’aime un peu moins fort, qu’il me fasse un peu moins confiance, parce que vous savez, le Pape-et ça il ne faut pas l’oublier--c’est quand même un ami terriblement exigeant….[5]

Je suis sûre que si vous demandez aujourd’hui à des JMJistes de décrire en quelques mots leur expérience, ils vous parleront—avec des étoiles plein les yeux—de ces centaines de nationalités réunies, de ces drapeaux aux milles couleurs, de ces chansons, de cette fougue que l’on ressent…

Moi, pourtant, et étrangement, voilà ce qui m’a toujours le plus marqué à ces JMJ : en écoutant ou relisant ces discours, avez-vous remarqué combien notre pape aimait utiliser l’impératif ? On pense bien sûr à ses tous premiers mots sur ce balcon du Vatican « N’ayez pas Peur » et aux JMJ, toujours le même message : fort, sobre, et clair :

1980 : Laissez-le saisir votre vie tout entière [. . .] pour que toutes vos relations, activités, sentiments, pensées soient [. . .] "christifiés".

1999 : Rendez-le visible dans vos choix et vos comportements, dans votre manière d'accueillir les personnes et de vous mettre à leur service 

2002 : Devenez des témoins crédibles de l’Evangile.

Et de peur de heurter nos oreilles trop sensibles, il aurait pu être plus tendre ; Il aurait pu dire « soyez de gentils catholiques, faites ce que vous pouvez» il aurait pu dire « si tu crois un jour que le bon moment est venu, si jamais tu te sens de taille, si tu te sens d’attaque, alors, je te conseille… peut-être que tu pourrais… »

Mais non, Jean Paul 2, il ne faisait pas dans la demi-mesure ; aux Journées Mondiales de la Jeunesse, il a dit « soyez des saints. N’attendez pas d’être plus âgés pour vous engager dans la voie de la Sainteté » Oui, … encore et toujours de l’impératif pour un monde qui, comme il disait, a « un impérieux besoin du témoignage de chrétiens qui osent aller à contre-courant »…

Une deuxième chose m’a particulièrement marquée aux JMJ et là, encore j’aimerais vous poser une question : Avez- vous aussi remarqué combien notre pape aimait conjuguer le verbe « être » ? Tour à tour, et à chaque JMJ :

1997 : Vous êtes l’espérance du monde, vous qui aspirez à une vie toujours plus belle ; vous êtes mon espérance

2000 : Si vous êtes ce que vous devez être, vous mettrez le feu au monde entier !

2001 : vous devez être des sentinelles du matin à l’aube du nouveau millénaire.[6]

2002 : Vous êtes la lumière du monde, vous êtes le Sel de la Terre[7].

2004 : Soyez un levain d’espérance […] et pour rendre le monde meilleur, efforcez-vous avant tout de vous changer vous-même.[8]

Quel culot quand même, vous ne trouvez pas ? Dans une société qui ne ce cesse de vous définir, de vous dire qui vous êtes, ou bien quel rôle jouer, quel personnage adopter, lui, Jean Paul II, il savait vous remettre les points sur les « i » en refusant les étiquettes, les modes et les simplifications.

Pas besoin de cocher 3 triangles bleus dans le dernier Marie-Claire… Jean Paul II, il avait vite fait de vous rappeler la vérité sur vous-mêmes : vous êtes ce que vaut votre coeur. [9]

Oh, ne le prenez pas pour un naïf, notre Pape. Peut-être mieux que personne, il savait de quoi l’homme est fait, de quoi il est capable parfois, même dans ses pires retranchements. Il savait aussi mieux que quiconque combien la tâche est dure, inconcevable même comme il disait, si l’on ne compte que sur nous-mêmes. 

Il admettait en toute honnêteté,  « Chacun sait combien il est difficile de reconnaître ses propres manques. On est en effet prêts à chercher toutes les raisons possibles pour ne pas les admettre, ni les changer. Mais, de la sorte, on ne fait pas l'expérience de la grâce de Dieu, de son amour qui transforme et rend concret ce qui apparemment semble impossible à réaliser »[10].

Oui, ça aussi, c’était le message de Jean Paul II … toujours avec cette tendresse, et toujours en utilisant le verbe « être », nous répéter que « nous ne sommes pas la somme de nos faiblesses et de nos échecs, mais la somme de notre capacité réelle à devenir à l’image de Jésus ». [11]

 Alors, oui, peut–être que nous sommes inconscients de vouloir suivre un tel modèle, de se revendiquer témoins de ce grand homme. Parce que ce que l’on fait aujourd’hui, l’encenser, ça ne sert à rien ; admirer la personne, ça ne sert à rien et prendre un nom, ça ne signifie rien.

Comme disait Guy Gilbert, le curé des Loubards, encenser Jean Paul 2 jusqu’à l’overdose ne sert à rien si sa façon de vivre, d’espérer,  et d’aimer ne nous pousse pas à l’imiter à notre tour […] Comment voulons-nous vivre sur ses traces ? Quels ponts construirons-nous, nous aussi ? À sa suite, saurons-nous être des étoiles de l’Evangile que nous soyons à Lourdes ou de retour chez nous? »[12]

Alors, mes amis, ne rangeons pas nos bannières. Mais placardons-les, et portons-les bien haut. Non pas en honneur d’un Saint qui n’a jamais cherché les honneurs ni la première place, mais parce que Jean Paul 2, c’est une force à suivre, un exemple à imiter qui nous appelle à être quelqu’un de nouveau, à nous dépasser.

St Paul disait « si vous n’êtes pas des fous dans ce monde, vous n’arriverez jamais à vivre l’amour que prêche l’Evangile » alors soyons digne d’être des fous, à l’image de Jean Paul 2…. 

 

Emmeline Gros

 


[1] Jean Paul 2 devant les jeunes au Parc des Princes, 1980 : Risquez de le suivre. Cela demande évidemment que vous sortiez de vous-mêmes, de vos raisonnements, de votre "sagesse", de votre indifférence, des habitudes non chrétiennes que vous avez prises peut-être. Oui, cela demande des renoncements, une conversion, qu’il vous faut d’abord oser désirer, demander dans la prière et commencer à pratiquer.

(http://www.generationjpii.org/article480.html).

[2] Guy Gilbert (le Curé des Loubards), L’Evangile une Force Invincible, Editions Philippe Rey, 2005. page 401.

[3] Lourdes, 1983.

[4] Jean-Paul s’adressant aux religieuses, en la basilique Notre-Dame du Rosaire

[5] Le pape, lui-même, disait la même chose du Christ : « Le Christ est exigeant avec ses disciples, et l'Eglise n'hésite pas à vous reproposer, à vous aussi, son Evangile "sans concession". » (Angelus, 1er avril 2001).

« C’est vrai : Jésus est un ami exigeant, qui indique des objectifs élevés et qui demande que l’on sorte de soi-même pour aller à sa rencontre ». (Visite apostolique en Azerbaidjan et en Bulgarie - Rencontre avec les jeunes, Plovdiv - Cathédrale catholique, 26 mai 2002)

[6]http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/speeches/2001/december/documents/hf_jp-ii_spe_20011210_azione-cattolica_fr.html

[7] http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/messages/youth/documents/hf_jp-ii_mes_20010731_xvii-world-youth-day_fr.html

[8] http://www.zenit.org/article-7667?l=french

[9] Jean Paul 2 continue  « Faire place au cœur dans la construction harmonieuse de votre personnalité n’a rien à voir avec la sensiblerie ni même la sentimentalité. Le cœur, c’est l’ouverture de tout l’être à l’existence des autres, la capacité de les deviner, de les comprendre.

Une telle sensibilité, vraie et profonde, rend vulnérable. C’est pourquoi certains sont tentés de s’en défaire en se durcissant. Aimer, c’est donc essentiellement se donner aux autres. Loin d’être une inclination instinctive, l’amour est une décision consciente de la volonté d’aller vers les autres.

Pour pouvoir aimer en vérité, il faut se détacher de bien des choses et surtout de soi, donner gratuitement, aimer jusqu’au bout. Cette dépossession de soi - œuvre de longue haleine - est épuisante et exaltante. Elle est source d’équilibre. Elle est le secret du bonheur ». Il ajoutait aussi, si dans ta vie, tu as l’amour et si « tu sais que cet amour vient de Dieu, alors tu es invincible. » http://www.generationjpii.org/article818.html

[10] Aux jeunes du diocèse de Rome, 25 mars 1999, Solennité de l'Annonciation.

[11] JMJ 2002. Toronto.

[12] Guy Gilbert (le Curé des Loubards), L’Evangile une Force Invincible, Editions Philippe Rey, 2005. Pages 398- 406.

 

Par Emmeline GROS
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Samedi 5 juillet 2008 6 05 /07 /Juil /2008 17:10
Cette année encore, nous voilà sur Atlanta pour célébrer la fête nationale américaine. Rendez-vous avec Linda et Steve, leur fille Jeanette et ses deux fils, Augie et Mickey, et Bill et Les Woulfin, des amis rotariens... Un programme haut en couleurs: allégiance au drapeau américain, hymne national, une soirée bon-enfant et un concert en plein air sur le lac d'Acworth. 

Le 4 juillet, c'est la force américaine qui s'exprime: on demande dans l'assemblée réunie qui a servi dans les marines, qui a servi dans les coastguards, etc, etc... Tout ce petit monde se retrouve sur la scène et le reste de l'assemblée les honore et les applaudit. Allégiance au drapeau, tout le monde debout... et moi je reste là à contempler tout ça, admirative ...

J'aime le 4 juillet: gateaux, glaces, tout est bleu, blanc, rouge; la bière coule à flot, et on danse à ne plus s'arrêter...




















Camille et Augie





 
Jeanette (endormie) entre nous deux

  Playing the Wii avec Augie


Lili et Steve se balancent au rythme du concert qui vient de commencer




















Toutes les autres photos sont sur: http://www.facebook.com/album.php?aid=130382&l=fe0c0&id=552835453


Par Emmeline GROS
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Dimanche 15 juin 2008 7 15 /06 /Juin /2008 20:45
Ces américains, ils en finiront jamais de m'étonner. Voilà donc en cadeau, deux dernières photos prises en Amérique.  Parfois, faudrait les inventer


 Ici, leur nouvelle façon de déguster le fromage. Et cette petite merveille se vend 15 dollars !!! (Brie, recouvert de Caramel, Noix de pécan, tranches de pommes séchées et cannerbege séchée !















Voulez-vous envoyer vos enfants en camp de vacances? Voilà une idée: un Smallbiz summer camp !!!
Par Emmeline GROS
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Dimanche 15 juin 2008 7 15 /06 /Juin /2008 20:43

Les photos sont sur: http://www.facebook.com/album.php?aid=123486&l=632a0&id=552835453

Mon appareil photo est une grosse M***, c'est pour ça qu'aucune photo n'est réussie. Cette année surprise: un gros bouquet nous attendait devant la porte le matin du 5 juin, et un paquet avec deux grosses bagues... Ah, ces parents... ils nous connaissent trop bien !!! Y a pas à dire.. Sinon, au programme de mon anniversaire: une super coupe de cheveux que j'avais vu sur une photo et que la coiffeuse m'a complétement raté donc maintenant je ressemble à un balai à chiotte!!! Cool ... Enfin, ça repousse ...

Bisous à tous et Merci à ceux qui ont pris un peu de leur temps pour nous envoyer un petit mot ... Ca nous a fait drôlement plaisir
Par Emmeline GROS
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Mardi 13 mai 2008 2 13 /05 /Mai /2008 20:00

Je les aime bien quand même mes élèves - Ca, c'est ce qu'ils disent de moi: http://ratemyprofessors.com/ShowRatings.jsp?tid=594656

Par Emmeline GROS
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Lundi 5 mai 2008 1 05 /05 /Mai /2008 00:18

Je suis loin d'être pro-américaine et pourtant, parfois il faut savoir être assez humble pour reconnaitre que les kinkins nous donnent quelques leçons. Lors d'un cours de civilisation française, quelques chiffres hallucinants sur le système américain Entre mythe et réalité, entre peinture médiatique et chiffres, les USA se défendent plutôt bien...

Protection Sociale:  On est tous conscients que la protection sociale aux USA est loin d'être aussi avantageuse que la nôtre ... On sait aussi que Le taux de pauvreté serait de 17% aux USA selon le Census Bureau.  Contre 7.7 en Allemagne et 8 % en France (attention, on ne calcule pas la pauvreté de la même façon)

Pas de surprise jusqu' ici (Camille et moi en avons fait l'expérience nous-mêmes) et pourtant, saviez-vous que:

LA DURÉE DU CHOMAGE

Moins de 1 mois :  Aux États-unis,  37% (France 5%).

Plus du 1 mois moins de 3 mois : USA 30% (20% en France) 

Plus de six mois et moins  de 1 an : 11% aux USA (21% en France)

Plus de un an : 8% aux USA (33% en France)

EMPLOI.

Aux usa, 74% de la population en âge de travailler a un emploi (En France,  62%.)

On travaille environ 1800 heures par année, (en France 1460 h)

Mobilité sociale.

Environ 31 % des ménages pauvres cessent de l’être en moins d’un an,  75% en moins de deux ans.

Aux USA,  46 % de ceux considérés comme pauvres sont propriétaires d’une maison,   76 % disposent de climatiseurs, autant ont  un logement de deux chambres à coucher…Le pauvre moyen américain est mieux logé que la moyenne des individus habitant Paris, Londres, Paris, Vienne ou Athènes…

Les trois quarts possèdent une voiture,  30% en possède deux, 97% ont la télé couleur et 50 % en ont deux, 73% un four à micro  ondes…

Parmi les ménages considérés comme pauvres, plus de 25% sont des ménages d’immigrés. Depuis 1973 les immigrés de l’Amérique latine sont  passés de 10 millions à 40 millions


LES IMPOTS

Aux USA, le 10 % le plus riche contribue pour 65% des impôts.  (en Allemagne le même pourcentage fournit 40% du total des impôts)

Les 50 % les plus pauvres acquittent 9% du total des impôts en Allemagne et 8% en France,  aux usa ils ne paient que 4%.

À qui profitent les redistributions de l’état ? Aux usa, la catégorie la plus  défavorisée reçoit 41.4 % de la redistribution tandis qu’en France, les plus démunis n’en reçoivent que 35 % (32% en Allemagne).


LES ASSOCIATIONS CARITATIVES

Une enquête révèlerait  que 11% de la population aux USA ont fait partie d'associations caritatives  l’année précédente alors qu’en Europe  4%  se serait livré à ce type d'activité.

En l’an 2000 les dons de charité auraient été en moyenne de 691 $ par personne aux USA et de 57 $  en Europe.

Source: http://www.profbof.com/gauchedroite/usaeurope.htm

Par Emmeline GROS
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Dimanche 4 mai 2008 7 04 /05 /Mai /2008 22:28
On le mérite... un peu de FUN dans cette vie de fou... Voilà quelques images de notre retour au Moyen-Age (version américaine):


 

 

 

Voici quelques photos de notre soirée de fin de semestre:

 

 

 

 

Par Emmeline GROS
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Jeudi 1 mai 2008 4 01 /05 /Mai /2008 23:49

Le périple en image... (toutes les photos sur http://picasaweb.google.com/camoyle/VacancesCaraibesFevrier2008)

 

 

et en film ...

Part 1/2 (8 minutes)




Part 2/2 (7 minutes)

Par Emmeline GROS
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Samedi 22 mars 2008 6 22 /03 /Mars /2008 19:38
Mars 2008:

1) Mercredi: Camille vient de recevoir un message du departement de Français lui disant que d'ici vendredi, faut qu'elle soumette 50 pages de son Master (autrement dit, le mémoire entier, avec page de présentation, table des matières, bibliographie, etc...) donc imaginez la camoyle qui court dans tous les sens et qui hurle!
Moi, plus maligne, vous savez ce que j'ai fait ? (j'avais pas écrit la moindre page mais aujourdh'ui, j'en ai déjà 30 donc ça va aller) J'ai copié et collé plusieurs essais que j'avais écrit et je suis arrivé à 30 pages et c'est passé comme une lettre à la poste, ils y ont vu que du feu ...
 
2) Je vais avoir fini mon CV et ma lettre de motivation à SCAD (pour être leur directeur de campus en Provence, à coté d'Aix) et hier, Cindy, à qui je donne des cours de français, elle m'a aidé à réviser mon CV et à écrire ma lettre de motivation... Mais elle m'a fait trop  peur. Elle m'a fait passer un faux entretien d'embauche. Des malades, des malades...(mais super efficace, je viens enfin de comprendre pourquoi ils sont si doués dans leur spécialité les kinkins)  donc va falloir sérieux que je fasse mes devoirs.. Sur notre fac, on a un bureau qui ne s'occupe que de te faire passer des faux entretiens d'embauche, style "le patron est un fou", donc va falloir que j'aille y faire un tour pour apprendre les bonnes phrases... ensuite, faut que je potasse le site de SCAD Lacoste pour savoir tout ce qui s'y passe (nbre d'élèves, superficie, programmes offerts, manière de développer leurs programmes et leurs partenariats) ils cherchent juste quelqu'un pour diriger leurs 5-6 profs et leurs 25 elèves, donc j'en ai les capacités mais faut (je suppose) que je me pointe à l'entretien (si je l'ai) avec des projets d'expansion de leur fac... je sais qu'ils ont déjà des partenariats avec l'université internationale de Monaco ... mais apparemment, c'est pas suffisant pour eux.. ils veulent attirer toute l'Europe... des idées? elles sont bienvenues
 
3) Le 4 et 11 avril, on a nos exams de sortie du master de Français (Ecrit le 4 et oral le 11). En gros, et pour pas nous faire peur, il nous faut avoir 40 livres (comme si j'allais le faire) et connaitre toute l'histoire de France depuis la Préhistoire... Comme j'ai pas le temps pour tout ça, je suis en train d'emmerder mes profs en leur demandant de m'aiguiller sur des possibles sujets... 
 
4) D'ici, le mois de Mai, j'aimerais avoir tout lu pour mon Doctorat et pour enfin finir d'écrire les derniers chapitres. Je lis tellement de trucs que dans les livres, il y a plein de points d'exclamation ou de smilees (ca, ça veut dire que j'ai eu un éclair de génie) et puis, comme ça fait longtemps que je les ai lus, ben, j'ai oublié l'éclair de génie... Boooooooooooooouhhhhhhh, la liloune trop malheureuse...
 
5) A part ça, je m'occupe de la mise en page de la Newsletter du Departement de Francais (et Publisher et moi, on devient les meilleurs amis); je suis censée avoir fini mon site internet  (avec CV, philosophie d'enseignement et tout ce que j'ai fait aux USA, il faut même que je me filme en train de faire cours) que ma patronne me demande à voir tous les jours... et j'ai trois articles de 20 pages à soumettre à des journaux académiques pour publication ... Ah , et notre église vient de nous envoyer leur projet de construction d'un nouveau batiment: ils demandent 2.5 millions de dollars...
 
Voili Voiloù, juste pour vous mettre au courant...
Par Emmeline GROS
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Vendredi 7 mars 2008 5 07 /03 /Mars /2008 23:12
Ca y est.. c'est fait, le pas est franchi, je suis (presque) officiellement américaine... enfin, mon compte bancaire est presque officiellement américain.. il vit à crédit. 

Remise en contexte nécessaire: je commence (enfin dans mes rêves) à voir le bout du tunnel et peut-être ce fichu diplôme à la fin de l'année donc je commence (logique, hein?) à me renseigner sur les possibilités de boulots qui pourraient éventuellement s'offrir à moi. Mais voilà là où les choses se compliquent: je cherche en France... et me voilà coincée. Avez-vous jamais (récemment en tout cas) fait une recherche ANPE? Bon, d'accord, j'ai quitté la France mais quand même.. je comprends plus rien... c'est quoi ces nouveaux contrats charabia par-ci, charabia par là... déjà que je trouvais CDI, CDD, CNE compliqué, alors là j'avoue que je suis perdue... et bien perdue. Passons...

Bien évidemment, il faudra m'expliquer où sont les boulots.. je veux dire les vrais boulots, pas les petits boulots en CDD ou les boulots qu'on réserverait à un lycéen ou à un étudiant.. C'est fou ce qu'on apprend comme choses intéressantes sur des sites pareils: grilladin, oui Monsieur, ça c'est un boulot et faut même un diplôme pour ça. Au fait, grilladin, ça veut dire faie des grillades dans un resto. Y avait aussi "laveur de voiture", je savais pas que c'était un boulot ça.. come quoi on en apprend tous les jours. (et là aussi faut un diplôme si possible)... Non, mais sérieusement, on va où là? Va falloir se réveiller grave... 

Commençant donc à m'affoler et vu qu'ici, sans rien faire, j'ai reçu des offres de boulot, sans même avoir demandé à travailler aux USA, je me suis dit qu'il fallait prévenir au cas où je me retrouve coincée ici encore un petit moment. Et donc, à Rome, faisons comme les Romains: vivons à crédit...

Eh oui, ici, avoir un crédit est primordial car il faut pouvoir prouver à l'Oncle Sam qu'on participe bien à l'économie, c'est à dire qu'on a des emprunts (comme les copains) et qu'on les rembourse chaque mois rubis sur ongle... Sans une histoire de crédit, (comme on appelle ce petit manège) impossible de faire quoi que ce soit: acheter une voiture, un appartment, ou encore louer quelquechose sans avoir à payer le triple de la caution demandée... donc, me voilà partie à la banque demander un crédit.

25 minutes, montre en main, voilà ce que ca nous a pris pour demander 500 dollars chacune d'emprunt (le minimum vital) - aucune signature demandée, aucun papier, ni justificatif de salaire demandé: juste: "combien tu gagnes?" (comme si j'allais pas mentir) "combien coute ton loyer?" et le tour est joué... J'hallucine !!! fallait que je partage ...
Par Emmeline GROS
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